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Les Cris, la suite

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Le blog du journal du lycée Jean Vilar VLA


Mandela : un long chemin vers la liberté : un film sous la critique (2)

Publié par Les Cris, la suite sur 18 Janvier 2014, 11:34am

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Lors de son emprisonnement, MANDELA continue ses études d'avocat à Robben Island. Il réussit à les poursuivre après de nombreuses revendications auprès de la direction de la prison. Dans le film, il est seulement question de demandes pour obtenir des pantalons alors que les requêtes reposent sur l’obtention de livres, de viande dans les repas, de temps de sport, d’un terrain où pratiquer l'agriculture…. Toutes ces demandes sont acceptées afin d'améliorer le quotidien des détenus même si une multitude d'entre elles sont rejetées.

Dans les premiers jours de son séjour sur l'Île, un gardien gagne la confiance de MANDELA en lui disant qu'il est favorable à la cause pour laquelle il se bat. Il lui propose donc son aide pour qu'il puisse s'évader de la prison. Mais, Madiba suit les conseils de ses amis SISULU et KATHRADA et ne s’enfuit pas. C’est une chance car il apprend plus tard qu'il s'agit d'un agent de l’État qui l'aurait conduit à l'aéroport où il aurait été abattu par l'armée. Ce passage, encore un peu sensible, est également sciemment oublié dans le film.

Après le procès de Rivonia et l'emprisonnement des leaders du MK, le film montre en majeure partie le combat de Winnie MANDELA, sa femme, qui lutte contre l'oppresseur avec détermination. Le combat de Winnie MANDELA semble en contradiction avec les idées de l’ANC pourtant, le film y consacre une grande importance.

Alors que la situation est hors contrôle pour l'Etat Sud-africain à la fin des années 1980, le président BOTHA prend l'initiative de libérer MANDELA à la condition que la violence cesse. Pour cela, des négociations sont engagées, en secret, entre le gouvernement et MANDELA. Le Président BOTHA propose à MANDELA une libération, lequel répond par l'intermédiaire de sa fille Zindzi. Les négociations entre BOTHA et MANDELA se sont arrêtées là mais ont repris plus tard, après l'élection de DE KLERK. Cela aboutît à la libération des membres de l'ANC, l’abolition de l'apartheid et le droit de vote pour les 60 millions de Sud-africains noirs.

La différence de tempérament entre les présidents BOTHA et DE KLERK n'est pas mise en avant. On doit même deviner que la présidence a changé entre les différentes négociations. Lors d'un plan, on entend que BOTHA est le président au pouvoir alors qu’au plan suivant on apprend que c'est DE KLERK.

C'est également avec désolation que les connaisseurs de la lutte contre l'apartheid ont remarqué l'absence de certains personnages très important dans la vie de MANDELA et dans son combat. Oliver TAMBO, avec qui MANDELA a ouvert le premier cabinet d'avocat noir de Johannesburg, est seulement évoqué par le fait qu'il dirige l'ANC depuis le Royaume-Uni. Pourtant, il a aidé Madiba à rejoindre l'ANC et est par ailleurs son meilleur ami. Albert LUTHULI, premier prix Nobel de la paix Sud-africain en 1960, est, quant à lui, totalement mis à l'écart de l’histoire alors que son importance est de poids dans l'histoire de MANDELA et de l’Afrique du Sud. Lorsque Nelson ne sait pas quelle décision prendre, il se tourne irrémédiablement vers LUTHULI et ses sages conseils. Albert LUTHULI, en plus d'être prix Nobel de la paix, est le prédécesseur d’Oliver TAMBO à la présidence de l'ANC. Un sud-africain connu de tous est Desmond TUTU, second Sud-africain prix Nobel de la paix en 1984. Il n'est pas absent du film par contre, il est seulement montré lors d’un plan d’une seconde.

L'acteur principal ressemble assez bien à Nelson MANDELA lors de sa jeunesse mais cette ressemblance se perd lorsqu'on approche de la fin du film. La gestuelle et l'éloquence de l'acteur ne ressemblent en aucun cas à celle de Nelson MANDELA. Morgan FREEMAN, dans Invictus, réalisé par Clint EASTWOOD en 2009, incarne mieux MANDELA car ce dernier a eu la chance de s’entretenir avec lui. Inutile de vous dire que nous ne vous conseillons pas d’aller voir ce film à cause de ses nombreux points qui font qu’il aurait peut-être dû sortir dans quelques années afin d’en faire un long métrage de meilleure qualité. Le titre semble également être à revoir car de grosses parties ont été enlevées et les réalisateurs n'ont gardé que les moments de militantisme. Un titre plus judicieux aurait pu être Le long combat pour la liberté des MANDELA, en référence aux apparitions plus qu'importantes de Winnie.

Tamby R.

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