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Les Cris, la suite

Les Cris, la suite

Le blog du journal du lycée Jean Vilar VLA


Des fermes dans nos villes

Publié par Les Cris, la suite sur 12 Février 2014, 12:31pm

Catégories : #En savoir plus sur ...

Nous le savons tous, d’ici 2050, la population mondiale devrait atteindre les 9 milliards d’habitants. Aujourd’hui, avec une population de 7 milliards d’habitants, l’agriculture utilise déjà 80% des surfaces arables du globe. Il est donc simple de constater qu’elle ne parviendra sûrement pas à répondre correctement aux besoins alimentaires de toute la population. Alors comment nourrir plus de monde avec la même surface agricole ?

Un projet qui se développe

Les fermes verticales sont nées dans l’esprit de Dickson Despommier, professeur de sciences environnementales et de microbiologie à l’université Columbia de New York, en 1999. Depuis, l’idée s’est beaucoup développée et a même séduit la FAO (Food and Agricultural Organisation). L’organisme des Nations Unies chargée de combattre la faim dans le monde considère ce projet comme un moyen de survie alimentaire pour l’humanité.

Deux chercheurs français ont même imaginé une ferme verticale qui allierait bureaux, logements et fermes. Elle serait totalement écologique et énergétiquement indépendante grâce à des éoliennes et à des panneaux solaires.

Une ferme en ville

En Angleterre, ces fermes portent le surnom de farmscrapers ou « fermes gratte ciel ». Elles ont une forme verticale et seraient destinées à une localisation urbaine. Elles compteraient environ 30 à 40 étages (150 à 250 mètres de hauteur) ce qui permettrait de limiter l’espace occupé au sol.

A l’intérieur pourraient y être produits aussi bien légumes que viandes. Il s’agirait de cultures hors-sol, déjà testées dans des serres car elles permettraient une nouvelle fois d’optimiser l’espace. Elles seraient dotées de panneaux solaires et d’éoliennes qui leur assureraient une indépendance énergétique totale.

Ces fermes seraient dotées d’une technologie de pointe. A l’intérieur, on y trouverait des systèmes de filtration d’eau, un système de contrôle de la maturité des fruits et des légumes qui s’effectuerait par un œil électronique, un système de réutilisation des déchets pour produire de l’énergie et enfin une utilisation de la vapeur d’eau pour réduire la consommation en eau.

Estimé par Dickson Despommier, le prix d’une de ces fermes-building reviendrait à environ 84 millions de dollars. Certains chercheurs estiment aujourd’hui que les rendements d’une seule ferme suffiraient à nourrir une population de 50 000 personnes soit des rendements 5 à 6 fois supérieur à celui de l’agriculture intensive.

Un concept basé sur les piliers du développement durable

En effet, la construction de ferme building pourrait tout d’abord avoir un avantage environnemental.

Il y aurait une réduction voire une disparition de l’usage d’insecticides et d’herbicides (utilisés en grande quantité par l’agriculture intensive). Le développement du compostage, l’indépendance énergétique, une production locale limiteraient la production de CO2, la consommation d’énergie fossile et réduirait donc les émissions de gaz à effet de serre.

Ensuite, les fermes auraient un impact social. En effet, elles permettraient de recycler de l’eau potable (qui se fait rare) grâce à l’évapotranspiration (transpiration des végétaux plus l’évaporation) des végétaux.

De plus, il y aurait une amélioration de la qualité de l’air (important pour des grandes villes) par l’absorption du CO2 et le rejet d’oxygène dans l’air des plantes et puis, une amélioration des rendements agricoles.

Enfin, elles auraient un important impact économique. Les fermes permettraient la création de nouveaux emplois variés dans la recherche, la construction, l’agriculture et l’entretien notamment.

Avec plusieurs chercheurs portés sur la question (Pierre Sartoux, Augustin Rosensthiel ou encore Chris Jacobs), le projet de fermes urbaines se développe rapidement.

Peut-être verrons-nous un jour des fermes-building en construction dans le centre de New-York, Paris, Shanghai, Mumbai ou Lagos ?

Rachel L.

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