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Les Cris, la suite

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Le blog du journal du lycée Jean Vilar VLA


Malala Yousufzai veut changer le monde avec des livres et des stylos

Publié par Les Cris, la suite sur 4 Mars 2016, 11:28am

Catégories : #Le monde d'aujourd'hui

Malala Yousufzai veut changer le monde avec des livres et des stylos

Malala Yousufzai, aujourd'hui âgée de 18 ans (elle est née en 1997), est la plus jeune lauréate de prix prestigieux du monde. En effet, cette militante pakistanaise pour les droits de la femme et pour l’éducation s’est signalée par plusieurs prises de positions dans son pays, quitte à mettre en péril sa vie.

Ce courage lui a valu plusieurs prix, comme le Prix national de la jeunesse pour la paix au Pakistan en 2011, le Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes en 2013, le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit décerné par le Parlement européen en 2013, ou encore le prestigieux prix Nobel de la paix en 2014.

Une écolière engagée

Contrairement à la France, beaucoup d'enfants pakistanais n'ont pas accès à l'école, souvent en raison du coût élevé de la scolarisation, de la distance à un lieu d’enseignement ou encore tout simplement au fait que des enfants doivent travailler pour aider leurs parents à survivre. Les filles sont particulièrement touchées par l’analphabétisme.

Selon l'UNESCO, seulement 26 % des femmes et des filles savent lire et écrire au Pakistan, ce qui fait de leur niveau scolaire un des plus faibles au monde. Ce sinistre taux s'explique par le contexte social et culturel du pays. La société est principalement patriarcale c’est-à-dire que l’autorité parentale légale appartient au père. Les femmes ne sont pas indépendantes et, souvent mariées à l'adolescence, se doivent de rester à la maison afin de s'occuper des tâches ménagères et de prendre soin de leur famille.

C'est justement contre ce taux d'analphabétisme féminin alarmant que la jeune Malala souhaite se battre. A l'âge de 11 ans, et avec l'aide de son père, elle écrit son premier témoignage sur le net, Journal d'une écolière pakistanaise, qui la fait connaître du grand public en 2009. Elle y dénonce la violence des talibans, les membres d’un mouvement fondamentaliste musulman, faite aux femmes et les assassinats de leurs opposants.

Attaquée pour ses idées et miraculée

Le 9 octobre 2012, alors qu'elle sort de son école à Mingora dans le nord du Pakistan, un taliban tente de l'assassiner. Elle est alors grièvement blessée au cou et à la tête. Rapidement, les secours la transfèrent dans l'hôpital le plus proche, puis dans l'hôpital militaire de Peshawar où l'on réussi à lui retirer la balle qui lui a traversé le crâne et le cou. Elle sera finalement transférée en Angleterre pour des soins plus poussés. Grâce au personnel médical, elle réussit miraculeusement à survivre, bien que toujours sérieusement blessée à la tête et à l'épaule.

Son accident a déclenché une réelle vague de soutien dans de nombreux pays et le soutien de nombreuses célébrités comme Angelina Jolie ou encore Emma Watson. Malala Yousufzai devient alors une personnalité médiatique, une réelle icône de la paix et de la lutte contre les talibans.

La lutte pour l’éducation

En juillet 2013, elle prononce son premier discours au grand public à la tribune de l'ONU où elle déclare devant des centaines de jeunes : « Nos livres et nos stylos sont nos armes les plus puissantes. Un enseignant, un livre, un stylo, peuvent changer le monde ». Elle encourage tous les dirigeants du monde à lutter contre l’analphabétisme en assurant un accès gratuit à l'éducation pour tous les enfants. En octobre 2013, elle publie son livre, Moi, Malala, Je lutte pour l'éducation et je résiste aux talibans (Calmann-Lévy et en accès libre et gratuit au CDI du lycée) qui raconte sa jeunesse et son engagement.

Dernièrement Malala, qui se dit « bénie de se réveiller tous les jours en sachant qu’elle peut bénéficier d'une éducation primaire et secondaire gratuite et de qualité », a lancé une pétition qui a recueilli plus de 1 million de signataires. Elle demande tout simplement à ce que l’engagement pris par le Partenariat mondial pour l'éducation (Global Partnership for Education - GPE) « à donner 12 ans d'éducation primaire et secondaire gratuite, sûre et de qualité pour chaque fille et chaque garçon dans le cadre des nouveaux objectifs de développement durable des Nations Unies » soit tenu car Malala comme elle le dit, « ne devrait pas être l'exception ».

Lamiae-Leina M. et Camille. D. (article publié dans Les Cris n°14, novembre-décembre 2015)

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